CinémAction n°154 – De l’intime dans le cinéma anglophone

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La notion d’intime, qui touche au secret des œuvres et des êtres, n’est pas toujours associée au cinéma anglophone, en particulier aux productions hollywoodiennes caractérisées par une prédominance du récit peu propice aux scènes d’intimité.

Cette tendance qui tient à la nature même du dispositif cinématographique et a fait son attrait dès les origines, ainsi que les contradictions entre exhibition et censure, révèlent cependant l’importance de cette question au sein de la production anglophone. Si les documentaires, les archives familiales ou les films underground paraissent relever naturellement d’un cinéma de l’intime, les oeuvres de fiction, classiques ou contemporaines, d’Hitchcock à Woody Allen en passant par Eastwood ou Aronofsky, recèlent aussi un potentiel intime, de la représentation de l’intimité des personnages à leurs relations ou des relations entre film et spectateur.

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Description

Sommaire

Préambule : De loin en proche : l’intime au cinéma, l’intime du cinéma, Isabelle Schmitt-Pitiot et David Roche

I. Potentiels intimes du cinéma hollywoodien classique

  • Petite grammaire de l’intime : l’hélicoptère, le microscope, la voiture qui fume et les pieds, Judy Barton Dominique Sipière
  • Le problème de l’intime dans cinq films d’Alfred Hitchcock, Tifenn Brisset
  • La fabrique de l’intime dans Carmen Jones d’Otto Preminger, Hélène Charlery
  • Nombrils et conséquences dans Embrasse-moi, idiot de Billy Wilder, Julie Michot
  • Figures de l’intimité dans le cinéma de John Ford, Massimo Olivero

II. Cinéma de l’intime 1 : l’underground, l’essai et le documentaire

  • L’intimité renversée dans le cinéma expérimental américain queer : Flaming Creatures de Jack Smith, Xavier Lemoine
  • Ross McElwee : de l’effet d’intimité à l’intimité de la création, Juliette Goursat
  • Intimate Stranger ou l’intimité en trompe-l’œil : l’utilisation des archives familiales dans quelques documentaires nord-américains contemporains, Nicole Cloarec
  • Lost in Tarnation de Jonathan Caouette, Xavier Daverat

III. Potentiels intimes du cinéma américain contemporain

  • Annie, Marion, Alice et les autres : Woody Allen et l’intime au féminin, Isabelle Schmitt-Pitiot
  • The (Sound) Bridges of Madison County ou l’intimité partagée chez Clint Eastwood, Florian Guilloux
  • Exprimer l’intime dans The Fountain de Darren Aronofsky, David Roche
  • L’intime sous surveillance : la caméra au foyer, Meera Perampalam

IV. Cinéma de l’intime 2 : les autres cinémas anglophones

  • La représentation du « troisième âge » en question dans The Mother et Wolke 9, Ivan Hérard
  • Généalogie de l’intime : la pensée optique des mélodrames de Todd Haynes, Philippe Roger
  • Atom Egoyan : dans l’intimité d’un cinéaste, Isabelle Singer
  • Melancholia de Lars von Trier : l’intime, l’ultime et le néant, Pierre Floquet

V. L’intimité des stars et des spectateurs

  • Le spectateur intime : Hollywood, les studios et les enquêtes de réception durant l’âge classique, Chloé Delaporte
  • Sissy Spacek : cristallisation de l’intimité adolescente dans le cinéma américain des années 70, Claudine Le Pallec-Marand
  • La campagne de lancement de Projet X : un marketing de l’intimité ?, Hélène Laurichesse

Bliographie sélective, Isabelle Schmitt-Pitiot et David Roche


À propos des coordinateurs

David Roche : professeur d’études filmiques au DEMA à l’Université Toulouse Jean-Jaurès et vice-présidant de la Sercia, il est l’auteur de Making and Remaking Horror in the 1970s and 2000s (University Press of Mississippi, 2014) et de L’imagination malsaine (L’Harmattan, 2007), ainsi que d’articles sur le cinéma d’horreur et sur Tim Burton, David Cronenberg, Stanley Kubrick, David Lynch, Sergio Leone et Quentin Tarantino. Il est aussi le co-directeur (avec Christophe Gelly) de Cinéma et théories de la réception (P.U. Clermont-Ferrand, 2012) et de Intimacy in Cinema: Critical Essays on English Language Films (McFarland, 2014).

Isabelle Schmitt-Pitiot : maître de conférences en études anglophones à l’UFR de langues et communication de l’Université de Bourgogne et membre du centre de recherches inter-langues Texte/Image/Langage (TIL), elle travaille sur le cinéma et les séries télévisuelles, en particulier américaines. Elle a publié des articles sur Woody Allen, John Ford et John Huston, sur le western et la réception, ainsi que sur plusieurs séries, de Sopranos à Desperate Housewives. Elle est aussi la co-directrice (avec David Roche) de Intimacy in Cinema (McFarland, 2014) et est organisatrice de colloques.

Informations complémentaires

Année de parution

2015

Dimensions

15,5 x 23,5 cm

ISBN

9782847065916

Nombre de pages

200

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